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Pourquoi je suis une entrepreneure sans bureau fixe

Je dois avouer une chose… Ma fille est entrée à la maternelle cette année. Et le changement de routine est pénible. Je réalise (maintenant que je ne l’ai plus) que j’étais privilégiée d’avoir une routine rodée au quart de tour. Depuis deux semaines, c’est le chaos. Ce qui me permet de tenir le coup à ces changements : pratiquer le télétravail.

Dans un récent sondage, un Québécois sur quatre disait être prêt à une baisse de salaire pour diminuer le temps de déplacement entre le domicile et le travail. Une étude de l’Institut de la statistique du Québec mentionnait que seulement 20% des parents d’enfants de moins de cinq ans pouvaient effectuer du travail à domicile lorsqu’ils sont salariés.

Avec les technologies, c’est si facile d’avoir une infrastructure de travail accessible avec une simple connexion internet. En Suisse, même de grands gestionnaires se disent plus heureux sans bureau fixe.

Encore une question de perception

On regarde encore beaucoup la réussite d’une entreprise par les bureaux qu’elle réussit à se payer. Comme si une entreprise avec de grands bureaux était un gage de réussite. Et si, au contraire, l’entreprise investit davantage dans son capital humain plutôt que d’investir dans son apparence ? L’entreprise ne serait-elle pas en train de créer davantage de richesse à créer des emplois plutôt que de payer un loyer exorbitant dans une grande tour de bureaux du centre-ville ?

L’entreprise est-elle moins sérieuse, productive si les employés pratiquent le télétravail ? Et si c’était une mesure pour attirer des employés talentueux ? Demandez aux jeunes de la génération Y ce qu’ils choisiraient entre de grands bureaux vitrés au centre-ville ou la possibilité de faire du télétravail… Décidément, la perception de ce qu’on peut accomplir en télétravail est mise à mal.

Odile Archambault parlait récemment de son bonheur de travailler de la maison sur le blogue Maman a un plan. Elle mentionne que les mythes ont la vie dure. Parce qu’on perçoit la mère qui travaille de la maison comme celle qui va faire « une petite brassée » entre deux appels, qui va se transformer en reine du foyer le temps de préparer le souper… Non.

Le télétravail: une mesure de productivité

Comme entrepreneure, j’ai la flexibilité de travailler tôt et/ou tard, à l’endroit que je souhaite, avec le bidule technologique que j’ai sous la main. Parfois mon téléphone (qui est greffé à mon bras selon mon conjoint), parfois mon ordinateur que je traine – presque – partout. Et j’ai l’impression d’être plus productive en étant plus flexible.

La maison est mon havre de tranquillité quand les enfants sont absents. C’est aussi ma cachette de productivité. Parce que je ne perds pas de temps dans les déplacements. Je ne perds pas de temps dans l’installation de mon équipement. Je ne perds pas de temps dans le social. Réseauter et socialiser est évidemment nécessaire ! Mais il y a de ces journées où il vaut mieux travailler en ermite pour accomplir le travail !

Beaucoup de la gestion d’entreprise de Planète F Magazine se fait via le web. J’ai toutefois besoin d’un endroit pour rencontrer les partenaires, les fournisseurs, les stagiaires et les collaborateurs. Pour moi, la conciliation entreprenariat-famille passe par un espace de coworking que je peux utiliser aux rythmes des besoins de l’entreprise.

Le revers de cette flexibilité : pouvoir ouvrir l’ordinateur de soir, de nuit, de fin de semaine. Dès que j’ai un petit moment, la tête part dans les tâches à accomplir. Et vient la réelle difficulté de décrocher. La discipline de travail devient alors essentielle pour l’entrepreneur sans bureau fixe.

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