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Pourquoi est-il nécessaire d’intégrer le facteur santé au sein de son entreprise ?

Ce jeudi 28 septembre, Robert Dumas, Président de la Financière Sun Life, Québec, était l’invité de Midi MAG, un événement organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Laval.

 

Il y a évoqué l’importance d’intégrer le facteur santé dans son entreprise, aussi bien pour l’employé que pour l’employeur.

 

L’impact du facteur santé sur les employés d’une entreprise

 

La santé globale au travail, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit du bien-être de ses employés dans l’entreprise. Selon l’Indice de mieux-être des Canadiens Sun Life 2015, 35 % des employés seraient moins productifs pour des raisons de santé.

 

Ce facteur santé est composé de 3 piliers : la santé physique, la santé mentale et la santé financière, à savoir l’argent dont dispose un employé. Ce dernier pilier est souvent celui que l’on sous-estime le plus. Et pourtant, selon Léger Marketing, 44 % des employés sont stressés par l’argent. Et ce stress a des répercussions sur leur travail puisque 13 % de leur journée de travail serait consacrée à régler un problème financier, selon le sondage Pollara pour Shepel.

 

En d’autres termes, Robert Dumas nous explique qu’un employé malade ou souffrant d’un mal-être est moins efficace au travail : absentéisme, surcharge de travail, burn-out, etc. Et cela a des répercussions sur la productivité de l’entreprise : un véritable effet boule de neige!

 

Robert Dumas attire notre attention sur la responsabilité de l’employeur en ce qui a trait à la santé de ses employés. Prenons son exemple du capital-retraite : l’employeur se doit d’éduquer ses employés à l’épargne en leur fournissant des outils afin qu’ils s’assurent une retraite suffisante. Aujourd’hui, 75 % des Québécois n’ont jamais calculé l’épargne qui leur sera nécessaire à la retraite, selon Retraite Québec.

 

Un investissement plus qu’une dépense

 

Mais quel est l’investissement pour un employeur ? Quelles sont les solutions concrètes quand on parle de santé intégrée au travail ? Robert Dumas nous parle de solutions individuelles et collectives. Pour la première catégorie, il préconise que l’employeur s’intéresse aux modes de vie de ses employés et qu’il les incite à avoir un meilleur équilibre de vie au quotidien.

 

Pour la seconde, il évoque deux types de programmes à mettre en place en entreprise. Un programme d’avantages sociaux qui a pour objectif de régler un problème (assurance-vie, assurance invalidité…) et un programme de mieux-être qui concerne davantage la prévention : éviter le mal-être avant qu’il n’arrive. Plus concrètement, ce dernier programme englobe des activités favorisant la flexibilité des horaires de travail, la reconnaissance des employés ou encore leur participation à l’organisation du travail. Cela semble avoir porté fruits puisque les employés interrogés se sentent mieux et s’absentent moins que ceux qui n’ont pas de programme.

 

« C’est 3,27 dollars pour chaque dollar investi. »

 

Alors oui, c’est un sérieux investissement pour l’entreprise mais comme le rapporte Robert Dumas, « c’est 3,27 dollars pour chaque dollar investi ». Un tel investissement a focément des effets positifs à long terme.

 

La nécessité d’impliquer ses employés

 

La réussite de ces initiatives va de pair avec l’implication de ses employés : il faut qu’ils se sentent impliqués, qu’ils aient envie de participer à des activités et, surtout, qu’ils se sentent reconnus à leur juste valeur.

 

Le facteur santé intervient donc sur deux plans : les employés sont plus motivés, engagés et moins absents. L’entreprise, quant à elle, obtient de meilleurs résultats. Et cela favorise un milieu de travail psychologiquement sain. C’est toute une stratégie gagnant-gagnant !

 

Par Camille Descroix

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